Rush Hall School est une école du nord-est de Londres qui utilise les ordinateurs pour lutter contre l’échec scolaire

Comment motiver des enfants en échec scolaire, parfois illettrés, à apprendre ? C’est le défi que s’est lancé l’école Rush Hall. La pédagogie s’appuie sur l’ordinateur et le maniement du multimédia. Les enfants de 5 à 16 ans ont subit, pour la plupart, de graves traumatismes et sont capables d’être violents.

Quel genre de traumatismes et quelle en est l’origine ? Le proviseur de l’école, John d’Abro, ne le sait pas trop lui-même. Pour lui cela n’a guère d’importance de le savoir, ce n’est pas ce qui va les aider à apprendre et à se sortir de ce parcours d’échec scolaire.

Cette idée d’utiliser les nouvelles technologies et le multimédia pour mieux apprendre et donner le goût d’apprendre, ne date pas d’hier. En effet, l’école a été fondée en 1991 et déjà la Direction l’a équipée d’ordinateurs, uniquement de Macintosh de la société Apple. Pourquoi privilégier la marque à la pomme ? Parce qu’au début seul Apple offrait un graphisme convivial, bien plus que le PC avec un système d’exploitation Microsoft. Et ensuite la Direction de l’école est restée délibérément fidèle à la marque.

Mais il n’y a pas que des ordinateurs. Sont disponibles aussi des caméras numériques, des tableaux interactifs, accompagnés de toute une batterie de scanners et d’imprimantes. Les ordinateurs sont reliés entre eux par un réseau sans fil.

Pourquoi cette débauche de technologies dernier cri ? Parce que cela permet de sortir du schéma classique de l’apprentissage qui conduisait à l’échec scolaire. Les enfants peuvent surmonter leurs peurs, leur préjugés et toutes leurs autres limites. Le travail sur l’ordinateur permet de leur donner une motivation d’apprendre, mais cette fois-ci différemment. Pour autant, le proviseur de l’école ne nie pas non plus que les méthodes conventionnelles pourraient tout aussi bien amener ces enfants à apprendre et les sortir de l’échec scolaire, mais ce serait beaucoup plus difficile.

L’ordinateur et les nouvelles technologies permettent aussi à ces enfants en échec scolaire de se bâtir petit à petit une confiance en eux-mêmes. En maniant des logiciels multimédias qui peuvent parfois s’avérer de maniement complexe, ils ont là la preuve qu’ils sont aussi capables d’intelligence, qu’ils savent faire des choses que la plupart des adultes ne savent pas du tout faire.

Chose curieuse : le matériel n’a pas jamais été détérioré. Les enfants font très attention dans son maniement. C’est une attitude peu commune pour des enfants qui ont la réputation d’être violents. John D’Abbro y voit deux explications : d’abord si le matériel était détérioré les enfants ne pourraient plus faire ce qu’ils aiment, ils ne pourraient plus avoir un enseignement agréable si les ordinateurs étaient cassés. Et de ça, ils en ont bien conscience. Ensuite ils savent que ce matériel est issu d’une technologie dernier cri et est particulièrement cher. Ils ont à leur disposition des Macs d’Apple dernière version, et non pas de quelconques PC. Ils ont donc l’impression d’être particulièrement privilégiés par rapport à d’autres élèves d’autres établissements qui ne peuvent pas bénéficier de tout cela. Cette prise de conscience les responsabilise.

Ce concept pour lutter contre l’échec scolaire et redonner le goût d’apprendre a été reconnu par le gouvernement britannique. La Rush Hall School fait partie aujourd’hui d’un groupe de 4 autres écoles pilotes dont la pédagogie doit servir d’exemple et de base de réflexion pour toutes les autres écoles du pays.

Texte et origine © L’échec  scolaire.com

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